Les différents types de forêts
D’autres catégories existent et peuvent être appliquées, les forêts peuvent être également soit primaire soit secondaire. Comme mentionné précédemment, une forêt primaire n’a subi aucune action quelconque de l’homme, ni exploitée ni défrichée par l’homme. Souvent elles sont très hautes, magnifiques et très riches en faune et flore. Cependant, une forêt primaire qui a été abîmée et dont le temps a permis de redevenir primaire, rentre aussi dans cette catégorie. Avant l’apparition de l’humanité sur la Terre, il y a 300 000 ans, toutes les forêts terrestres étaient primaires. Graduellement, les hommes se sont mis au défrichement, à l’exploitation et à la déforestation, qui n’a cessé de s’intensifier et s’accélérer.
Par ailleurs, une forêt profondément abîmée, souvent d’origine humaine mais parfois naturelle, est appelée forêt secondaire. Ensuite, la repousse peut être une régénération naturelle ou être le résultat d’action humaine par le biais de plantations. De ce fait, elle va davantage abriter des arbres de taille inférieure à la moyenne et récent alors que la forêt primaire rassemble habituellement de colossaux arbres centenaire. D’autant plus la diversité génétique et le nombre d’espèces animales y sera nettement inférieures.
Il est nécessaire de noter une précision, si une forêt secondaire reste intouchée pendant une longue période, elle devient primaire. En Europe, il faudrait compter une dizaine de siècles avant de pouvoir atteindre ce stade contre sept siècles dans les régions tropicales, où la pousse des plantes est rapide. Un cas de figure qui est possible si une forêt tropicale ne subit aucun dommage extérieur supplémentaire après être un abattage, la forêt primaire sera tout d’abord formée d’arbres pionniers. Ainsi, suite à l’ombre créée par leur développement, de nouvelles graines pourront germer contribuant à la création d’arbres post-pionniers. Après la disparition des arbres pionniers, un sous-bois est déjà existant composé de grands arbres récents. Cela marque l’entrée dans une forêt secondaire. Puis au terme de sept siècles, le point de forêt mûre est atteint, avec les grands arbres qui ont l’opportunité d’occuper l’espace nécessaire à leur croissance.
La proportion des différents types de forêts
A l’échelle planétaire, la majorité forestière est constituée de forêts dont la régénération exclut toute intervention extérieure, à savoir 93%, le reste est formé de forêts de plantations.
Depuis la fin du XXe siècle, on note un recul de la présence des forêts naturellement reconstituées, pendant que les forêts secondaires se sont étendues de 123 millions d’hectares.
Evolution des différents
types de forêts
Actuellement, 1,11 milliards d’hectares de forêts primaires couvrent le monde entier, sachant que la moitié est présente au Brésil, au Canada et en Fédération de Russie. Depuis 1990, sa superficie a diminué de 81 millions d’hectares, par contre ce taux a été divisé par deux en 2010-2020 par rapport à la décennie précédente.
En termes de superficie, les forêts de plantation couvrent environ 131 millions d’hectares, ce qui correspond à 3% de la superficie forestière mondiale et à un peu moins de la moitié de la superficie mondiale des forêts plantées et rassemble exclusivement des espèces introduites.
Les plantations sont principalement concentrées en Amérique du Sud, “avec 99% de la superficie totale de la forêt plantée et 2% de la superficie totale de la forêt” (FAO).
A contrario, pour ce qui est des plantations, l’Europe est le continent le moins boisé, seulement 6% des forêts sont des plantations et représentant moins d’1% de la superficie boisée totale.
Pertes et gains
Certaines zones sont marquées par un recul considérable de la forêt, notamment en Afrique, en l’espèce de 10 ans, entre 2010 et 2020, avec une perte de 3,9 millions d’hectares et ne cesse d’augmenter depuis 1990. En parallèle, l’Amérique du Sud enregistre une perte de 2,6 millions d’hectares.
Parmi les continents, le continent asiatique se distingue par son important gain forestier sur la période 2010-2020. Cependant en Amérique du Sud, ce taux est fortement en déclin, représentant la moitié du taux en 2010-2020 en comparaison à 2000-2010. L’Océanie se trouve également dans cette situation, sauf que cette période s’étend depuis la dernière décennie du XXe siècle à 2010.